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Communiqués de presse - Archives 2012

Conférence de presse annuelle : Mieux vaut optimiser la plus-value que la maximiser

Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 4 janvier 2012

Lors de sa conférence de presse de début d’année qui s’est déroulée sur l’exploitation de Magdalena et Michael Schneider à Mattstetten (BE), l’Union suisse des paysans a présenté son nouveau rapport de situation. Celui-ci analyse la plus-value de l’agriculture suisse et la rapporte aux souhaits de diverses parties prenantes. En résumé : les exigences s’avèrent parfois divergentes, et c’est dans une optique globale qu’il faut envisager des améliorations dans un domaine, car celles-ci se traduisent par des répercussions négatives dans d’autres domaines.

« Nous estimons que notre mission est d’apporter une plus-value, que ce soit par une valorisation écologique, un élevage particulièrement respectueux de l’animal ou une production de qualité ciblée », déclarent Magdalena et Michael Schneider. Les conjoints sont à la tête d’une exploitation agricole suisse typique à Mattstetten, où ils ont accueilli la conférence de presse de début d’année 2012 de l’Union suisse des paysans (USP). Les Schneider, comme la plupart des autres familles paysannes, sont bien conscients que la population suisse nourrit des attentes légitimes à l’égard de l’agriculture.

L’actuel rapport de situation, intitulé « La plus-value ça se cultive », que l’USP a présenté à la conférence de presse explore tous les aspects de ces attentes et de la plus-value fournie par l’agriculture. Celle-ci se démarque, entre autres, par la qualité et la sécurité élevées des produits, la traçabilité et une production durable et respectueuse de l’animal. La population suisse apprécie en outre les prestations supplémentaires liées à l’agriculture indigène, telles que le fait d’entretenir un paysage varié, de perpétuer des traditions rurales et de vitaliser des régions périphériques.

Certaines prestations ne peuvent pas être valorisées par une vente sur le marché, car elles ne sont pas fournies à un particulier mais en faveur de la collectivité. Un exemple : en achetant des produits suisses, les consommateurs contribuent à l’existence d’un paysage varié. Les gens qui vont faire leurs courses hebdomadaires dans les pays voisins profitent aussi de ces prestations. Des deniers publics sont donc nécessaires pour financer une partie de ces prestations. C’est aujourd’hui le cas avec les paiements directs. Afin de pouvoir en bénéficier, les paysans doivent d’une part respecter des normes strictes en matière de protection des eaux, de l’environnement, de la nature et du bien-être animal et, d’autre part, satisfaire à d’autres exigences dans le cadre des prestations écologiques requises. En parallèle, ils peuvent participer à un grand nombre de programmes facultatifs, par exemple en se tournant vers l’agriculture biologique ou en adhérant au principe des sorties régulières en plein air des animaux de rente.

Les questions de l’orientation future de l’agriculture et de la répartition des paiements directs déclenchent toujours de vives discussions. Quelle évolution, quelle plus-value veut-on promouvoir ? Une enquête réalisée auprès des différentes parties prenantes de l’agriculture montre bien le dilemme des familles paysannes : l’économie, l’industrie et la gastronomie réclament une production concurrentielle et compétitive au niveau international. Quant à la protection de la nature et des animaux, elle souhaite promouvoir encore davantage l'écologie et le bien-être animal, ce qui tend toutefois à renchérir la production et qui va donc à l’encontre des intérêts des autres parties prenantes. Le consommateur aimerait bien avoir le beurre et l’argent du beurre, c'est-à-dire un maximum d’écologie et de protection des animaux, mais sans débourser plus. En substance : il n’est pas possible de maximiser chacun de ces besoins, mais uniquement d’optimiser les différents besoins à l’intérieur d’un tout.

Renseignements :
Jacques Bourgeois, Directeur de l’USP, tél. 079 219 32 33
Francis Egger, Economie, politique et affaires internationales USP, tél. 079 280 69 66
Sandra Helfenstein, Porte-parole USP, tél. 056 462 52 21

Rapport de situation

Conférence de presse

Conférence de presse annuelle de l'USP à Mattstetten

Jacques Bourgeois, directeur de l'USP et Conseiller national

Josef Dissler, vice-président de l'USP

Magdalena Schneider, paysanne

 

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