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Points de vue 2009

Dur combat pour résoudre les problèmes du marché laitier

Point de vue du 25 septembre 2009

Je comprends le mécontentement des paysans à propos de la situation actuelle sur le marché laitier. Il est clair qu’ils attendent avec impatience de la nouvelle Interprofession du lait qu’elle met-te en œuvre des solutions au plus vite. Le problème est que si ces solutions étaient faciles à trou-ver, il y a longtemps qu’elles seraient appliquées! L’USP a réussi à mettre sur pied une interpro-fession du lait en un temps relativement court. Au cours des derniers mois et des dernières semai-nes, nous avons plus progressé qu’au cours des années précédentes.

Lors de la dernière séance du comité, nous avons fait un grand pas en avant. Premièrement, le prix du lait a été légèrement augmenté. La hausse est minime, mais elle va au moins dans la bon-ne direction. Deuxièmement, il a été décidé de résorber les 3500 t d’excédents de beurre et ainsi d’alléger le marché. Troisièmement, le comité s’est déclaré favorable à un modèle comportant trois types de lait - lait contractuel, lait de bourse et lait de dégagement - et a créé un groupe de travail pour sa réalisation. On parle de lait contractuel si les contrats signés couvrent une durée minimale d’un an. Le lait restant doit obligatoirement être écoulé par le biais la bourse.

De nombreux producteurs, en particulier les leaders d’opinion de différents petits groupes, ne sont pas satisfaits de ces décisions, et je les comprends. Ils attendent un modèle concret de gestion des quantités pour lequel nous pourrions ensuite demander l’octroi de la force obligatoire à la Con-fédération. Ce mécontentement s’est manifesté par de premières grèves des livraisons de lait, et d’autres sont annoncées. D’autres actions ont également eu lieu, comme le blocage des accès à l’usine ELSA de Migros. Par ces interventions, les paysans veulent attirer l’attention sur leur situa-tion précaire et faire pression en vue de l’élaboration d’une solution. Ils doivent cependant prendre conscience d’une chose : les difficultés rencontrées dans la recherche d’une solution ne sont pas dues seulement aux transformateurs, mais aussi au fait que les producteurs sont divisés et se met-tent mutuellement des bâtons dans les roues par leurs points de vue différents et leurs revendica-tions ultimatives. Nous devons absolument réussir à dégager une majorité des trois quarts au sein des réunions de producteurs. Veillez à ce que les représentants de vos organisations apportent leur soutien à la gestion des quantités!

Tant que les représentants des producteurs ne se mettront pas d’accord sur un modèle réunissant sur eux une majorité, nous ne progresserons pas. Et même si nous y parvenons, nous dépendrons de la complaisance des transformateurs. Lancer un mouvement de grève en ce moment est le meilleur moyen de les braquer contre nous et il sera encore plus difficile d’aboutir à un accord. J’espère en revanche que les producteurs, qui font face à de grandes difficultés économiques et expriment leur mécontentement en manifestant, ne seront pas sanctionnés par les entreprises.

Nous nous battons pour trouver une solution permettant de stabiliser durablement le marché du lait. Nous devons maintenant prendre conscience de la gravité de la situation, rapprocher nos point de vue et nous mettre d’accord sur un système de gestion des quantités!

Hansjörg Walter, président par intérim de l’Interprofession du lait

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