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Sécurité alimentaire

Le 27 septembre 2017, le peuple a accepté à une majorité écrasante de 78,6 % d’inscrire la sécurité alimentaire dans la Constitution fédérale (article 104a). Le très net résultat a montré que les citoyens reconnaissent les défis à venir aux niveaux mondial et national, et entendent apporter leur contribution aux efforts à mener pour les relever. En effet, la sécurité alimentaire n’est pas une évidence : des terres cultivables limitées et une production disposant de maigres ressources, telles que l’eau, doivent nourrir de plus en plus de personnes.

S’y ajoutent des incertitudes croissantes pesant sur la production qui découlent du changement climatique. Afin de garantir la sécurité alimentaire, chaque pays doit veiller à une production de nature durable et promouvoir son agriculture en conséquence. La Suisse est vraisemblablement le premier pays au monde à avoir fait ce pas. Il s’agit à présent de concrétiser la volonté populaire.

Le Conseil fédéral, le Parlement et l’administration se sont vu confier un mandat clair lors de la votation : ils doivent mieux protéger l’agriculture suisse et nos terres agricoles. Il importe donc de poser les jalons de manière à permettre aux exploitations familiales suisses attachées à une production durable d’obtenir des revenus rémunérateurs. En d’autres termes, il convient de maintenir la protection douanière, d’introduire des critères de durabilité pour les importations et de renforcer la position des producteurs dans la chaîne de création de valeur.

Interlocuteur pour le dossier

Francis Egger

Francis Egger

Vice-directeur
Responsable du Département Economie, formation et relations internationales

Belpstrasse 26, 3007 Bern
francis.egger@sbv-usp.ch
Département Economie, formation et relations internationales
Division Economie agraire

  

En direct de l'USP En direct de l’USP n° 11 (13.03. – 17.03.2017)

22.03.17 | Le club agricole des chambres fédérales se réunit une fois par session et aborde les thèmes d’actualité. Lors de la session de printemps, c’est Agroscope qui a été mis au centre des discussions : le directeur Michael Gysi a pré-senté la nouvelle organisation, les points forts thématiques et l’orientation future des stations de recherche. Les parlementaires participant à cette rencontre ont été sur ce point clair : Agroscope ne doit pas uniquement s’occuper d’écologie et de durabilité mais les aspects économiques doivent jouer un grand rôle à l’avenir car seul le succès économique permet d’atteindre les objectifs socioéconomiques.

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