Contenu - 01.06.17 Huile de palme

Les paysans suisses ne veulent pas nourrir leurs animaux avec de l’huile de palme

Communiqué de presse de l'Union Suisse des Paysans du 1er juin 2017

La commission permanente Production animale de l’Union suisse des paysans exige que l’huile de palme, très controversée, soit supprimée des mélanges en vente pour nourrir les animaux.

Aujourd’hui, la Suisse importe entre 30 000 et 40 000 tonnes d’huile de palme chaque année, une graisse végétale bon marché mais très controversée. 80 à 90 % des importations sont destinés à l’industrie alimentaire, où l’huile de palme est utilisée pour des biscuits, des pâtes, des sachets de soupe ou des plats prêts à cuisiner. Quelque 5000 tonnes sont utilisées dans la fabrication d’aliments pour animaux. Les familles paysannes suisses n’ont guère la possibilité de repérer et, partant, d’éviter l'utilisation d'huile de palme. En effet, celle-ci n’est presque jamais déclarée comme telle. Au contraire, la composition ne mentionne que de l’«huile végétale» ou des «graisses végétales». La commission permanente Production animale de l’Union suisse des paysans s’est penchée sur le sujet la semaine dernière. Elle fait savoir clairement que l’huile de palme n’a rien à faire dans l’alimentation des animaux suisses. Avec l’huile de colza, la Suisse dispose d’un produit de substitution approprié et issu de cultures indigènes durables. C’est pourquoi l’Union suisse des paysans demande aux producteurs d’aliments pour animaux de supprimer l’huile de palme de leurs compositions.

 

Pourquoi l’huile de palme pose problème

L’huile de palme – qui provient surtout de Malaisie ou de grandes entreprises en mains malaisiennes dans d’autres pays – est très controversée. Ces grands groupes déboisent de précieuses forêts vierges pour y installer des monocultures industrielles d’huile de palme. Des espèces disparaissent, les populations autochtones sont chassées ou réquisitionnées comme travailleurs (forcés) dans les nouvelles plantations. A cause de la corruption endémique, ni les lois ni des accords internationaux ne peuvent stopper les groupes malaisiens producteurs d’huile de palme. Par conséquent, l’huile de palme n’est même pas recommandée lorsqu'elle provient de cultures déclarées durables. L’USP s’est aussi exprimée dans ce sens en prenant position sur l’accord de libre-échange prévu avec la Malaisie.

 

 

Renseignements:

  • Jacques Bourgeois, directeur USP, tél. 079 219 32 33
  • Martin Rufer, responsable Production, marché et écologie, tél. 078 803 45 54
  • Sandra Helfenstein, responsable de la communication à l’USP, tél. 079 826 89 75

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