Contenu - 12.09.18 Fini l’huile de palme dans l’alimentation des animaux !

Fini l’huile de palme dans l’alimentation des animaux !

Communiqué de presse de la coalition sur l’huile de palme du 12 septembre 2018

L’Union suisse des paysans a interdit aux producteurs adhérents au programme AQ-Viande suisse d’utiliser de l’huile de palme dans l’alimentation des animaux de rente. Au tour maintenant de l’industrie alimentaire et du Parlement d’assumer leur responsabilité. 

Depuis un certain temps déjà, l’USP se bat au sein d’une large coalition contre les importations croissantes d’huile de palme. Dans ce contexte, les représentants de la branche ont décidé, il y a de cela un peu plus d’un an, de retirer l’huile de palme de nombreux aliments concentrés, où elle est déclarée comme graisse végétale. Ils ont donc cherché le contact avec les fabricants de mélanges industriels. Ces derniers se sont engagés à remplacer par d’autres composants alimentaires la très controversée huile de palme dans les aliments concentrés d’ici fin 2017. Le retrait de l’huile de palme a été un succès dans la plupart des cas, mais des restes ont encore été utilisés. Afin de bannir complètement l’huile de palme de la nourriture des animaux de rente, AQ-Viande Suisse (l’assurance-qualité de base dans la production de viande suisse) a décidé de renforcer ses directives de production en interdisant d’utiliser de l’huile de palme dans les aliments pour les animaux de rente. L’agriculture suisse veut montrer l’exemple. Au tour maintenant de l’industrie alimentaire et de la politique d’agir. Les produits transformés destinés à l’alimentation humaine contiennent encore beaucoup d’huile de palme. 

La coalition contre l’huile de palme appelle la politique à prendre ses responsabilités !

Il est avéré que la production d’huile de palme provoque des répercussions négatives énormes sur l’environnement et les familles paysannes locales : destruction à grande échelle des forêts tropicales, disparition des habitats de l’orang-outan, populations rurales chassées de leurs terres. Ces ravages sont source d’énormes profits pour une poignée de multinationales. Conclusion : l’agriculture peut faire son possible sur le marché afin de réduire les importations d’huile de palme. La politique doit toutefois aussi intervenir pour retourner la tendance. La motion Grin, qui demande l’exclusion de l’huile de palme dans les négociations d’un accord de libre-échange avec la Malaisie, a obtenu un large soutien de gauche à droite de la part de 80 % des membres du Conseil national. Par contre, à la Commission de politique extérieure du Conseil des États, l’adoption d’un comportement responsable n’était pas à l’ordre du jour. La motion que la commission propose en remplacement est séduisante, mais il s'agit d'un mauvais compromis. C’est pourquoi la coalition contre l’huile de palme demande au Conseil des États dans une pétition de soutenir la motion Grin le 25 septembre et de veiller à ce que la Suisse envoie un signal fort. Le fait est qu’une réduction des droits de douane sur l’huile de palme, comme la réclament la Malaisie et l’Indonésie de la part de la Suisse, ira de pair avec une poursuite de la destruction de la forêt tropicale et de nouvelles plantations, toujours plus grandes, de palmiers à huile. Oui à des accords commerciaux, mais pas à tout prix !

 

Renseignements :

  • Martin Rufer, responsable Production, marché et écologie, tél. 078 803 45 54
  • Daniel Albiez, responsable Agriquali, tél. 056 462 52 22
  • Beat Röösli, responsable Relations internationales, tél. 079 768 05 45

 

 

 

 

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