Contenu principal

Profitons de la popularité de la vente directe

Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 15 juillet 2020

Pour nombre de consommateurs, l’origine des aliments a son importance. Les produits régionaux sont particulièrement recherchés, comme l’a d’ailleurs montré le boom qu’ont connu les magasins de ferme pendant la situation extraordinaire posée par le coronavirus. L’Union suisse des paysans voit dans la vente directe un potentiel encore important à exploiter et dont toute l’agriculture pourrait profiter. C’est pourquoi la faîtière agricole soutient les exploitations au moyen de différentes mesures.

Dans l’opinion publique, les familles paysannes vivent en grande partie des subsides de l’État. La réalité est tout autre. Chaque année, les familles paysannes de Suisse produisent des biens agricoles d’une valeur de près de 11 milliards de francs. Elles perçoivent un total de 2,8 milliards de francs sous forme de paiements directs. En d’autres termes, 80 % du revenu des familles paysannes provient de la vente de leurs produits. Des prix à la production adéquats sont tout aussi importants pour leur situation économique.

Pour les exploitations agricoles, la vente directe représente un moyen de contourner le goulet d’étranglement de la transformation et du commerce pour accroître la valeur ajoutée sur l’exploitation. Partant, elle leur permet d’être à l’écoute du marché et d’ainsi répondre de manière flexible et innovante aux besoins des consommateurs. Ces derniers apprécient la garantie de la saisonnalité des produits et de leur traçabilité, les informations sur les méthodes de production, la transparence quant aux marges réalisées, de même que la possibilité d’aussi acheter des aliments qui ne correspondent pas aux standards en vigueur dans le commerce. La situation extraordinaire posée par le coronavirus a permis à de nouveaux clients de découvrir cette offre, comme en témoigne d’ailleurs le boom qu’ont connu les magasins de ferme. Un sondage de la HES de Lucerne révèle que la population aimerait continuer d’acheter davantage de produits de la région et à faire ses courses plus souvent dans les magasins de ferme après la crise du coronavirus. C’est le signe que les Suisses font confiance aux exploitations agricoles locales, qu’ils apprécient la production régionale et qu’ils aiment en profiter si le temps le leur permet.

Même si la demande se dégonfle à nouveau, l’expérience aura montré qu’il reste encore un potentiel important à exploiter. L’Union suisse des paysans (USP) entend en profiter de manière ciblée. Aussi a-t-elle mis sur pied différents projets et collaborations, comme avec GastroSuisse et HotellerieSuisse, avec TWINT, ou encore avec Too Good To Go, pour soutenir les familles paysannes dans la vente directe. Le site web a-la-ferme.ch répertorie toutes les offres existantes. Les exploitations y trouveront aussi du matériel d’emballage adéquat à commander.

La vente directe constitue un pont précieux vers les consommateurs. Elle rapproche et crée une compréhension mutuelle. Elle sert donc l’ensemble du secteur agricole et participe à atteindre des prix à la production adéquats dans les autres canaux de vente.

Informations sur la vente directe

Selon les dernières statistiques, à peine 22 % des exploitations agricoles exerçaient la vente directe en 2016. Si cette évolution est restée constante, c’est désormais un quart des exploitations qui la pratiquent en 2020. Environ 7 % du revenu total de l’agriculture suisse, de près de 11 milliards de francs, provient des magasins de ferme, des marchés hebdomadaires ou des abonnements aux produits de saison. La part varie beaucoup suivant la production. La vente directe joue un rôle important dans le cas des cerises (40 % de la production selon les estimations), des œufs (30 %), des petits fruits (20 %), d’autres fruits et du vin (10 %). Celle de légumes, de pommes de terre et de viande de bœuf devrait être moyenne. Par contre, celle de lait, de céréales, de viande de volaille et de viande de porc ne devrait pas peser bien lourd dans la balance (moins de 1 % de la production selon les estimations). De manière générale, la vente directe a plus la cote dans les régions densément peuplées et proches des villes.

Renseignements

Markus Ritter

Markus Ritter

Union Suisse des Paysans
Président
Conseiller national

Téléphone 079 300 56 93
EMail markus.ritter@parl.ch

Martin Rufer

Martin Rufer

Directeur de l'Union Suisse des Paysans
Chef du groupe de travail ad hoc sur le coronavirus  

Téléphone 078 803 45 54
EMail martin.rufer@sbv-usp.ch

Sandra Helfenstein

Union Suisse des Paysans
Responsable suppléante du Département Communication et services internes
Coresponsable de la communication, service Médias & Relations publiques
Porte-parole de l'USP

Téléphone 056 462 52 21
Mobile 079 826 89 75
Email sandra.helfenstein@sbv-usp.ch

Sur le même sujet

Communiqués de presse
Halte aux importations de beurre !

23.04.20 | L’Interprofession du Lait veut importer 1000 tonnes de beurre. Pour l’Union suisse des paysans, cette décision est totalement incompréhensible et fait un affront aux producteurs suisses de lait. Des importations de beurre ne sont pas indiquées à l’heure actuelle. Les stocks de beurre ont grossi ces dernières semaines. Quant aux produc-teurs de lait, ils se voient toujours imposer des déductions sur les exportations de matière grasse du lait ! Les prix à la production diminuent partiellement en mai, alors que les déductions restent élevées. La hausse annoncée pour juillet des prix à la production se révèle insuffisante dans ce contexte. Pour l’USP, il est hors de question d’importer du beurre dans les circonstances actuelles !

Lire la suite
Communiqués de presse
Bonnes et mauvaises nouvelles du Conseil fédéral

16.04.20 | Dans des cas de rigueur, les indépendants pourront désormais demander l’allocation spéciale pour perte de gain même s’ils n’ont pas dû arrêter complètement leur activité. De plus, la vente de plantes sera à nouveau autorisée à partir du 27 avril. Par contre, il est incompréhensible que les marchés hebdomadaires ne puissent pas rouvrir avant le 11 mai.

Lire la suite
Communiqués de presse
Non à l’affaiblissement de la protection douanière

14.04.20 | Si le comité de l’Union Suisse des Paysans approuve, dans leur majorité, les ajustements apportés à l’Ordonnance sur l’importation des produits agricoles, il s’oppose en revanche fermement aux innovations qui y ont été introduites. Il considère que ces dernières affaibliraient la protection douanière et accentueraient la pression sur les prix des denrées alimentaires suisses.

Lire la suite
Communiqués de presse
Les exploitations agricoles sont essentielles à l’approvisionnement

01.04.20 | La Confédération fait savoir que les exploitations agricoles sont essentielles à l’approvisionnement de la Suisse et qu’elles peuvent par conséquent poursuivre leur travail. De son côté, l’Union suisse des paysans continue de chercher des solutions pour les exploitations impactées par le coronavirus. Elle salue aussi les mesures qu’a prises aujourd’hui le Conseil fédéral pour désengorger le marché de la viande.

Lire la suite
Communiqués de presse
Une plateforme pour le placement de main-d’œuvre dans l’agriculture

25.03.20 | En raison du coronavirus, agrix.ch propose dès maintenant une bourse d’emplois dans l’agriculture au niveau national.

Lire la suite
Communiqués de presse
Des mesures pour faire face à la crise du coronavirus

21.03.20 | L’Union suisse des paysans et ses organisations membres ont du pain sur la planche : elles sont en train de traiter avec assiduité des différents problèmes et des questions ouvertes que pose la situation exceptionnelle liée au coronavirus pour les secteurs agricole et alimentaire, ainsi que pour les familles paysannes.

Lire la suite
Communiqués de presse
Annonce préalable obligatoire pour la main-d’œuvre étrangère

20.03.20 | L’entrée en Suisse des travailleurs étrangers sur présentation d’un contrat de travail est autorisée jusqu’à jeudi prochain. Cependant, ces travailleurs doivent d’abord avoir été annoncés auprès des autorités. L’Union suisse des paysans met un formulaire à la disposition des employeurs. La situation qui règne aux frontières suisses est tendue. C’est pourquoi les travailleurs étrangers qui disposent d’un contrat de travail mais pas d’un permis de séjour ne peuvent entrer sur le territoire qu’après avoir été annoncés. L’Union suisse des paysans a préparé un formulaire à cet effet. Aujourd’hui à 16 h 00, elle transmettra aux autorités les personnes annoncées par ce biais pour qu’elles puissent entrer demain en Suisse. La prochaine annonce aura lieu lundi au plus tard. Les employeurs qui attendent de la main-d’œuvre étrangère dans les jours à venir doivent donc s’affranchir de cette nouvelle formalité. Les personnes que l’Union maraîchère suisse et Fruit-Union Suisse ont déjà annoncées ne sont pas concernées. La réglementation actuelle dure encore jusqu’au jeudi 26 mars. La dernière annonce sera donc faite le mercredi 25 à 16 h 00. À partir du vendredi 27, tout travailleur étranger devra présenter un permis de séjour en plus d’un contrat de travail pour pouvoir entrer en Suisse. La marche à suivre concernant les permis de séjour figure sur notre site internet.

Lire la suite
Communiqués de presse
Main-d'œuvre étrangère : il faut agir tout de suite !

18.03.20 | Les frontières suisses sont fermées à cause du coronavirus. Pour entrer en Suisse, les travailleurs étrangers ont besoin d’un permis de séjour. Les employeurs doivent demander ces permis tout de suite.

Lire la suite