Contenu principal

L’initiative pour une eau potable propre rejetée à juste titre par le Conseil fédéral

Communiqué de presse de l'Union suisse des paysans du 15 juin 2018

Jugée draconienne, l'initiative pour une eau potable propre n’a pas convaincu le gouvernement. Ce dernier ne veut pas non plus lui opposer de contre-projet. L’Union suisse des paysans salue ces deux décisions : l’initiative est extrême, et des mesures concrètes sont déjà déployées pour répondre à ses revendications. L’agriculture est en train de faire ce qu’elle a à faire en concrétisant divers plans d’actions et stratégies.  

Aujourd’hui, le Conseil fédéral s’est penché sur l’initiative populaire « Pour une eau potable propre et une alimentation saine ». Il rejette le texte et renonce à lui opposer un contre-projet. L’Union suisse des paysans (USP) soutient les décisions prises par le gouvernement. L’initiative va bien au-delà du but visé : elle restreindrait d'une manière extrême la production de nombreux aliments en Suisse et aurait pour effet d’accroître les importations. Une eau potable propre, des rivières, des ruisseaux et des lacs en bonne santé, davantage de biodiversité, un approvisionnement accru en fourrages indigènes et moins d’antibiotiques : toutes ces revendications de l’initiative, les familles paysannes de Suisse les prennent très au sérieux. À ce titre, elles soutiennent les plans d’actions Produits phytosanitaires et Biodiversité déjà lancés, tout comme la Stratégie Antibiorésistance, et elles prennent aussi une part active dans leurs mises en œuvre respectives. Les familles paysannes ont aussi développé leurs propres projets, par exemple pour encourager la culture des céréales fourragères en Suisse. Les paysans suisses veulent défendre leur place de leader mondial de l’agriculture durable et préserver la confiance des consommateurs en leurs produits de grande qualité.

L’USP attend du gouvernement, de l'administration et des politiques qu’ils mettent à présent leur énergie dans les affaires courantes et qu’ils conçoivent la future politique agricole de telle sorte qu’elle réponde au nouvel article constitutionnel 104a : il s’agit de garantir la sécurité alimentaire en Suisse en veillant à la durabilité et à la préservation des ressources naturelles ! Pour ce faire, il convient de prendre en compte l’effet et les résultats de la politique agricole actuelle. Lancée il y a cinq ans, cette dernière a totalement chamboulé le système des paiements directs et instauré de nombreux programmes, dont l’avancée s’annonce à présent prometteuse. Le déploiement final de leurs effets prendra encore du temps, car la nature ne travaille pas sur commande. Par ailleurs, il est essentiel pour le secteur agricole de réussir à écouler ses produits et de générer de la valeur ajoutée sur les marchés. Plutôt qu’un frein, les conditions cadres de la politique agricole doivent constituer un soutien à cet effet. À cet égard, l’USP se livrera à un examen critique des mesures envisagées dans le cadre de la prochaine réforme de la politique agricole.

Renseignements

Markus Ritter

Markus Ritter

Union Suisse des Paysans
Président
Conseiller national

Téléphone 079 300 56 93
EMail markus.ritter@parl.ch

Jacques Bourgeois

Jacques Bourgeois

Union Suisse des Paysans
Directeur
Conseiller national

Téléphone 079 219 32 33
E-Mail jacques.bourgeois@sbv-usp.ch

Martin Rufer

Martin Rufer

Union Suisse des Paysans
Responsable departement production, marché & écologie

Téléphone 078 803 45 54
EMail martin.rufer@sbv-usp.ch

Sur le même sujet

Communiqués de presse
Améliorer l’approvisionnement en fourrages suisses

12.07.18 | De nos jours, l’utilisation de produits phytosanitaires alimente de nombreux débats. Aussi l'Union suisse des paysans a-t-elle publié un magazine pour faire le point sur ces produits, sur les défis qu'ils représentent et sur les solutions à disposition. À Schalunen (BE), sur l’exploitation associée au projet bernois de protection des plantes que tiennent Ana Maria et Markus Lüscher, l’agriculture suisse a montré où elle en est et où elle veut aller.

Lire la suite
Communiqués de presse
L’initiative pour une eau potable propre rejetée à juste titre par le Conseil fédéral

15.06.18 | Jugée draconienne, l'initiative pour une eau potable propre n’a pas convaincu le gouvernement. Ce dernier ne veut pas non plus lui opposer de contre-projet. L’Union suisse des paysans salue ces deux décisions : l’initiative est extrême, et des mesures concrètes sont déjà déployées pour répondre à ses revendications. L’agriculture est en train de faire ce qu’elle a à faire en concrétisant divers plans d’actions et stratégies.

Lire la suite
Communiqués de presse
Un débat déconnecté de la réalité du marché

25.05.18 | L’initiative de Future 3 « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse » renchérirait les produits alimentaires et restreindrait le libre choix du consommateur. Par ailleurs, elle ne vise aucun autre domaine utilisant ces produits. C’est pourquoi l’Union suisse des paysans rejette cette initiative.

Lire la suite
Communiqués de presse
Oui à une eau potable propre, non à l‘initiative

18.01.18 | Aujourd’hui, le comité de l’initiative sur l’eau potable a déposé à la Chancellerie fédérale les signatures récoltées. L’aboutissement de l’initiative montre que la population tient à la propreté de cette eau. L’agriculture suisse veut aussi de l’eau propre et entend apporter sa pierre à l'édifice. Elle ne pourra pas le faire si elle ne produit presque plus rien. En effet, l’initiative prévoit de se détourner des denrées alimentaires indigènes au profit de produits importés et cultivés bien souvent dans des conditions douteuses en matière d’écologie et de bien-être animal.

Lire la suite
Prises de position Totalrevision der Verordnung des WBF über Mindestvorschriften für die Anerkennung von Bildungsgängen und Nachdiplomstudien der höheren Fachschulen (MiVo-HF; SR 412.101.61)

23.03.17 | Mit dem Artikel 3 Absatz 1 wird die frühere Unterscheidung des Umfangs von Bildungsgängen, die auf einschlägigen EFZ aufbauen und Bildungsgängen, die auf anderen Abschlüssen der Sekundarstufe II beruhen, aufgehoben. In der revidierten MiVo-HF wird der Mindestumfang generell mit 3600 Lernstunden beziffert. Weiter sollen mit dem Absatz 2 neu die begleitende Berufstätigkeit und die Praktika gleichbehandelt werden. Aus unserer Sicht bringen beide Anpassungen eine Vereinfachung der Handhabung, was der Schweizer Bauernverband und die Organisation der Arbeitswelt (Oda Agri AliForm) begrüssen. Artikel 9, Absatz 1 Buchstabe c besagt, dass in den Rahmenlehrplänen die Angebotsformen mit den Lernstunden und deren Aufteilung festzulegen sind. Da die Rahmenlehrpläne gemäss Buchstabe b kompetenzorientiert formuliert werden, ist eine weitere Unterteilung in die Angebotsformen aus unserer Sicht nicht zielführend.

Lire la suite
Prises de position Direkter Gegenentwurf zur Volksinitiative «Raus aus der Sackgasse!»

01.03.17 | Das Schweizer Stimmvolk hat sich am 9. Februar 2014 für eine eigenständige Steuerung der Zuwanderung entschieden. Der SBV unterstützt deshalb, dass die Zuwanderung mit geeigneten Mass-nahmen gesteuert und begrenzt werden soll. Kurzaufenthalter mit bis zu 12 Monaten Aufenthaltsdauer, die auch nicht zur ständigen Wohnbevölkerung zählen, dürfen aber nicht unter die Beschränkungen fallen. Der SBV ist sich auch der Notwendigkeit bewusst, das Inländerpotenzial so gut wie möglich zu nutzen.

Lire la suite