La PA30+ a besoin d’une base financière sûre

Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 2 septembre 2026

Aujourd’hui, le Conseil fédéral a mis en consultation son projet de message relatif à la politique agricole à partir de 2030. Cette politique devrait donner davantage de marge de manœuvre aux familles paysannes, mais aussi davantage de responsabilités. Les enveloppes financières 2030-2033 prévoient toutefois d’importantes réductions, à hauteur de 380 millions de francs, ainsi que des redistributions, transformant le projet en un programme d’économies. L’Union suisse des paysans attend du gouvernement qu’il respecte les décisions du Parlement et qu’il mette à disposition les moyens supplémentaires nécessaires. 

Une plus grande marge de manœuvre et davantage de responsabilités pour les exploitations agricoles, le renforcement de la sécurité alimentaire en Suisse ainsi qu’un secteur agricole et alimentaire durable : tels sont les objectifs fixés dans le projet de message relatif à la politique agricole à partir de 2030 (PA30+) mis en consultation aujourd’hui. La condition préalable essentielle à la réussite de la mise en œuvre est que le Conseil fédéral garantisse des enveloppes financières en conséquence pour les années 2030 à 2033. Or, cette condition n’est pas encore remplie. Les enveloppes financières présentées prévoient que les familles paysannes prennent en charge tous les coûts supplémentaires induits par la PA30+ en renonçant à une partie des paiements directs, alors que le Parlement a décidé à plusieurs reprises d’exclure l’agriculture des mesures d’économies. L’Union suisse des paysans (USP) attend du Conseil fédéral qu’il renonce à ces coupes budgétaires et qu’il inscrive au budget des moyens supplémentaires nécessaires plutôt que de les prélever dans les dépenses actuellement allouées à l’agriculture.

Demande d’une amélioration de la création de valeur et d’une diminution de la charge administrative

Le projet propose non pas une révolution, mais une évolution du système actuel. Cependant, il contient des mesures dont l’USP doit évaluer les répercussions sur les familles paysannes. Par exemple, le Conseil fédéral souhaite verser certaines contributions au titre des paiements directs en fonction non plus des mesures mises en œuvre, mais des résultats obtenus. Le projet prévoit en outre de renforcer les exigences de base pour l’octroi desdits paiements directs et d’améliorer les conditions cadres du marché en faveur des familles paysannes. L’USP examinera notamment dans quelle mesure le projet répond à ses objectifs, en premier lieu l’amélioration de la création de valeur et de la rentabilité des exploitations par la mise en place de conditions cadres appropriées sur le marché, la simplification de l’administration et le renforcement de la capacité de production. À cet égard, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national a également défini cinq mesures dans le domaine du marché, lesquelles devront faire partie intégrante de la PA30+. De son côté, la numérisation doit avant tout servir à simplifier les démarches administratives.

Des horizons temporels plus longs pour plus de stabilité

Enfin, une certaine stabilité est nécessaire pour garantir la pérennité du système et la sécurité des investissements des familles paysannes. C’est pourquoi l’USP demande que la PA30+ reste valable en principe pendant douze ans. La faîtière agricole va discuter de sa prise de position avec ses organisations membres en menant une consultation interne. La Chambre suisse d’agriculture adoptera la prise de position définitive lors de sa séance du 11 décembre prochain. 

Renseignements

Martin Rufer

Martin Rufer

Directeur de l'Union suisse des paysans

Téléphone 078 803 45 54
E-Mail martin.rufer@sbv-usp.ch

Loïc Bardet

Responsable du département Économie, formation & relations internationales

Téléphone079 718 01 88
E-Mail loic.bardet@sbv-usp.ch

Michelle Schenk-Wyss

responsable de la division Économie agraire

Téléphone 056 462 50 08
E-Mail michelle.schenk-wyss@sbv-usp.ch

Sur le même sujet

Prises de position Aufnahme alter Wirkstoffe in Anhang 10 der PSMV

09.05.17 | Aldicarb: Die Produktion des Wirkstoffs wurde bereits seit längerem eingestellt und dieser wird heute nicht mehr eingesetzt. Wir bedauern, dass kein Wirkstoff für die Bekämpfung des Rübenkopfälchens mehr verfügbar ist. Wenn der Wirkstoff Maneb wegfällt, sind aktuell noch alternative Fungizide verfügbar. Der Wirkstoff Linuron ist ein sehr bedeutendes Herbizid. Der drohende Wegfall der Linuron-Produkte wird in manchen Kulturen zu Lückenindikationen führen. Insbesondere bei: Knollenfenchel, Sellerie, Nüsslisalat, Küchenkräuter. Bei den Sonnenblumen, Soja und Ackerbohnen ist die Wirkstoffpalette bereits heute klein. Wenn Linuron als Wirkstoff wegfällt steigt das Risiko für Resistenzen. Um den Schutz der Kulturen zu gewährleisten und Resistenzen zu vermeiden, beantragen wir, Linuron weiterhin zu bewilligen.

Lire la suite
Prises de position Änderung der Verordnung über die Berufsbildung (BBV)

04.05.17 | Der Schweizer Bauernverband (SBV) als Dachverband der Schweizer Landwirtschaft nimmt in enger Absprache mit der Organisation der Arbeitswelt (OdA AgriAliForm) zu den geplanten Änderungen wie folgt Stellung: Wir begrüssen den Entscheid gemäss Art. 66f, den Spielraum des Berufsbildungsgesetzes beim Beitragssatz maximal auszunutzen (50 %). Zedierung: Entgegen früherer Ankündigungen soll nun doch keine Zedierung der Beiträge an Dritte möglich sein. Wir verlangen, dass dies wieder aufgenommen wird. Anrechenbare Kursgebühren: Es ist wichtig, dass die Liste der anrechenbaren Kursgebühren breit, umfassend und klar formuliert und kommuniziert wird. Auszahlungszeitpunkt: Der Auszahlungszeitpunkt muss möglichst zeitnah erfolgen. Insbesondere bei der Überbrückungsfinanzierung ist dies von eminenter Bedeutung, da nur so die erwünschte Wirkung erzielt werden kann. Teilbeiträge, Abrechnung und Rückforderungen: Es ist sehr wichtig, dass wenn infolge Nichtbestehen von Modulprüfungen während den Vorbereitungskursen die Zulassungskriterien zur Berufsprüfung oder höheren Fachprüfung nicht erfüllt sind keine Rückforderungen fällig sind.

Lire la suite
En direct de l'USP En direct de l’USP n° 17 (24.04. – 28.04.2017)

03.05.17 | L’USP intervient régulièrement lors de conférences dans les établissements de formation agricole et intègre de cette manière activement les jeunes de la branche ainsi que des secteurs en amont et en aval dans d’importantes discussions. Une belle opportunité s’est présentée à la HAFL à Zollikofen: plus de 85 étudiants ont pris part à une présentation de l’USP. Le public s’est montré très intéressé et s’est penché de manière intensive sur l’interface entre l’agriculture et la société, et a soulevé de nombreuses questions clés. C’est un plaisir de constater que de nombreux jeunes spécialistes se préparent à reprendre d’importantes fonctions dans notre branche !

Lire la suite
Commentaire de marché Marché du bétail de boucherie et des vaches de réforme

13.04.17 | En ce début d’avril, la météo nous a propulsés dans des conditions très printanières, les troupeaux sont dans les pâtures, il se produit beaucoup de lait et il y a chaque semaine moins d’animaux sur les marchés.

Lire la suite
En direct de l'USP En direct de l’USP n° 14 (03.04. – 07.04.2017)

12.04.17 | L’article de l’EAWAG publié dans le journal AQUA & GAS explique que les petits et moyens cours d’eau sont for-tement pollués par des produits phytosanitaires. La réaction des médias a été très forte, le rapport a été repris sans aucune réflexion par les journaux, la radio et la télévision. Malheureusement, personne n’a remarqué que l’étude datait de 2015. Ces résultats sont connus depuis longtemps et ne sont pas contestés par l’agriculture. Depuis, des travaux importants ont été pris en main. Le plan d’action des produits phytosanitaire est sur le point d’être instauré, les exigences contre les dérives révisées et renforcées et de nouvelles exigences contre le ruis-sellement sont en cours d’élaboration. Toutefois, à ce jour il n’est toujours pas clair, de la manière dont ces subs-tances actives des produits phytosanitaires se retrouvent dans les eaux. De ce fait, on peut se poser la question du financement de ces études. Cet argent ne devrait pas plutôt être investi dans la recherche afin de déterminer de quelle manière et par quelles voies ces substances actives se retrouvent dans les eaux.

Lire la suite
AGRISTAT Actuel
AGRISTAT Actuel AGRISTAT « Actuel » 03-17 : Statistique définitive du bétail de boucherie 2016

10.04.17 | En 2016, les abattages de taureaux, de boeufs, de génisses, de moutons et de chèvres ont augmenté par rapport à l’année précédente. En revanche, ils ont diminué dans le cas des vaches, des porcs et des équidés. Les poids morts se révèlent plus importants dans toutes les catégories, à l’exception des chèvres et des équidés. La production de viande a ainsi progressé dans le cas du gros bétail (+2,7 %) et des moutons (+7,1 %). En revanche, elle a reculé dans le cas des veaux (-1,6 %), des porcs (-1,1 %), des chèvres (-11,5 %) et des équidés (-5,0 %). Une fois de plus, la production de viande de volaille enregistre une nette hausse : +3,2 % pour les poulets de chair et +14,2 % pour les dindes.

Lire la suite
En direct de l'USP En direct de l’USP n° 13 (27.03. – 31.03.2017)

05.04.17 | Le 30 mars dernier, Avenir Suisse a publié un document appelant entre autre à une diminution drastique du budget agricole. Selon le « laboratoire d’idées », la sécurité alimentaire peut être assurée par les importations et l’entretien du paysage pourrait être réalisé bien plus efficacement par des « jardiniers du paysages ». L’USP a tout d’abord cru qu’il s’agissait d’un poisson d’avril avant l’heure – il n’en était malheureusement rien !

Lire la suite
Prises de position Erlass der EKAS Richtlinie Nr. 2134 «Forstarbeiten»

05.04.17 | Die bäuerliche Waldarbeit hat einen hohen wirtschaftlichen Stellenwert und die Pflege des Waldes ist eine Leistung zu Gunsten der Bevölkerung. Die Unfallgefahren sind bei Forstarbeiten bekanntlich hoch und deshalb unterstützen wir generell die angestrebten Ziele der vorliegenden Richtlinie, das Unfallgeschehen und die Risiken für die Gesundheit zu reduzieren. Dennoch müssen die formulierten Schutzziele immer aus der Optik betrachtet werden, dass die Verhältnisse der betroffenen Branchen und deren Bedürfnisse angemessen berücksichtigt wer-den. Es geht dabei beispielsweise um die Anerkennung von Erfahrungen und früherer Kurse, wenn die Ausbildungsdauer festgelegt wird.

Lire la suite