Contenu principal

C’est l’Année internationale des agricultrices !

Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 15 janvier 2026

L’ONU a proclamé 2026 Année internationale des agricultrices. L’organisation souhaite ainsi mettre en lumière le rôle central que jouent les femmes dans l’ensemble des systèmes agroalimentaires à l’échelle planétaire. En Suisse aussi, cette année doit servir à promouvoir les femmes actives dans l’agriculture, les faire se rencontrer et les inciter à s’engager dans le secteur. Dans cette optique, un évènement de réseautage aura notamment lieu le 13 novembre 2026 à Yverdon. 

L’Organisation des Nations Unies a proclamé 2026 Année internationale des agricultrices. Elle souhaite ainsi mettre en évidence les prestations que fournissent les agricultrices en matière de sécurité alimentaire et de développement rural, promouvoir l’égalité des sexes et réduire les inégalités structurelles.

Les femmes dans l’agriculture suisse

L’agriculture suisse se caractérise encore largement par des exploitations familiales classiques, dans lesquelles plusieurs membres de la famille, souvent de différentes générations, sont impliqués. À première vue, la répartition des rôles apparaît souvent comme traditionnelle : les hommes sont les chefs d’exploitation, tandis que les femmes s’occupent en priorité des tâches liées aux enfants, au ménage, à la préparation des repas ou au jardin, et apportent un soutien à leur époux lorsque nécessaire. Cependant, à y regarder de plus près, les femmes ont depuis longtemps endossé d’autres rôles : elles dirigent des branches d’exploitation œuvrent en tant que coexploitantes à part entière et reprennent de plus en plus souvent l’exploitation de leurs parents en qualité de responsables principales. La proportion d’agricultrices, de cheffes (de branche) d’exploitation et de professionnelles dans l’agriculture augmente ainsi lentement mais sûrement. Selon les chiffres officiels, près de 8 % des exploitations agricoles suisses sont aujourd’hui gérées par des femmes. Outre un changement de la position des femmes au sein de la société et une nouvelle perception d’elles-mêmes, la diminution de l’importance de la force physique que permettent la mécanisation et l’automatisation dans l’agriculture moderne contribue à cette évolution. 

Encore de nombreux défis à relever

Diriger une exploitation ou une branche d’exploitation en tant que femme n’est pas encore une sinécure. Les femmes sont confrontées à différents défis, ainsi qu’à des exigences externes et propres, auxquels les hommes sont souvent moins exposés. C’est particulièrement le cas lorsqu’il y a des enfants. La société dans son ensemble non plus ne s’est pas encore tout à fait habituée à ce que des femmes dirigent des exploitations agricoles.

S’engager pour le rôle que jouent les femmes

L’Union suisse des paysans, la HAFL, AGORA et l’hebdomadaire Agri ont donc uni leurs forces dans le cadre de l’Année internationale des agricultrices pour organiser diverses activités en Suisse. À l’instar de l’ONU, ils entendent rendre visibles les femmes actives dans l’agriculture, les mettre en réseau et les inciter à s’engager dans le secteur tout en renforçant leur position. Au cœur de ce projet se trouvent des portraits d’agricultrices issues de toute la Suisse, avec des parcours de vie différents, des expériences et des défis concrets, ainsi qu’un évènement de réseautage le 13 novembre 2026 à Yverdon. Le programme détaillé de l’évènement ainsi que le formulaire d’inscription sont disponibles ici.

Renseignements

Marion Zufferey

Collaboratrice spécialisée Aménagement du territoire, agriculture de montagne et espace rural

Téléphone 056 462 50 07
E-Mail marion.zufferey@sbv-usp.ch

Sur le même sujet

En direct de l'USP En direct de l‘USP n°26 (24.06. – 28.06.2019)

03.07.19 | Selon le service sanitaire apicole, les empoisonnements d’abeilles ont été en net recul l’année dernière. Ainsi, 15 cas ont été recensés en 2017 contre seulement 4 en 2018. Dans la moitié de ces cas, ceux-ci étaient liés à des produits phytosanitaires, notamment le Chlorpyrifos. Par ailleurs, il ne faut noter pour 2018 la présence d’aucun néonicotinoïde dans les échantillons, contrairement à l’année précédente.

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse La mise en cause généralisée des éleveurs suisses est injustifiée

02.07.19 | Le Matin Dimanche a publié un article intitulé « Des centaines d’éleveurs maltraitent leurs bêtes ». L’Union suisse des paysans a saisi le Conseil suisse de la presse d’une plainte contre le groupe Tamedia. Elle s’indigne d’une mise en cause généralisée injustifiée des éleveurs et une présentation déformée de la réalité dans les articles publiés. Il faut savoir que, dans 87 % des exploitations, absolument aucun manquement n’a été constaté et que les conditions d’élevage remplissent les normes sévères de la loi suisse sur la protection des animaux sur tous les points.

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse Brunch Agriculture Visiteurs

01.07.19 | Comment nous autres, Suisses, pourrions-nous entamer la journée de la Fête nationale de manière plus réjouissante qu’avec un copieux petit-déjeuner à la ferme fraîchement préparé ? Des aliments régionaux, des produits faits maison et une atmosphère bon enfant : voilà ce dont les quelque 350 familles paysannes participant à l’événement ont besoin pour préparer un buffet du Brunch du 1er août convivial. Les fans du Brunch ont intérêt à s’annoncer dès à présent auprès de la ferme de leur choix.

Lire la suite
En direct de l'USP En direct de l‘USP n°25 (17.06. – 21.06.2019)

26.06.19 | A la mi-juin, la Tribune de Genève écrivait que les baigneurs pouvaient se réjouir de l’été : la qualité de l’eau du lac Léman est bonne. Elle se référait à la Commission pour la protection des eaux qui évaluait les résidus détectés comme « bas ». La qualité de l’eau est bonne à excellente dans toutes les plages. Or, en 1990, seule la moitié des plages présentaient une telle qualité. Cela montre que les efforts entrepris par l’agriculture pour réduire les résidus dans les eaux portent leurs fruits.

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse Loi sur l’aménagement du territoire : un nouveau départ est de mise

25.06.19 | La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national ne veut pas entrer en matière sur le message relatif à la deuxième étape de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire. Pour l’Union suisse des paysans, la commission a pris la bonne décision pour repartir sur des bases saines.

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse Opposition aux baisses annoncées du prix du lait

25.06.19 | Malgré un marché au beau fixe, divers acheteurs ont annoncé des baisses du prix du lait à partir de juillet 2019. L’Union suisse des paysans et les Producteurs Suisses de Lait exigent de revenir sur cette décision. Une plus grande équité s’impose d’urgence dans la répartition de la valeur ajoutée !

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse Le Conseil national prend les bonnes décisions

20.06.19 | Le Conseil national rejette l’initiative pour une eau potable propre et l’initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse. Aucun contre-projet ni un renvoi à la commission chargée du premier examen n’ont rencontré de majorité. La Chambre basse confirme ainsi l’évaluation de ladite commission et du Conseil fédéral. Pour l’Union suisse des paysans, les décisions qu’a prises la Chambre du peuple sont les bonnes, car elles viennent renforcer les nombreuses mesures déjà mises en route en faveur d’une agriculture encore plus respectueuse de l’environnement.

Lire la suite
En direct de l'USP En direct de l‘USP n°24 (11.06. – 14.06.2019)

19.06.19 | L’étude d’Agroscope a confirmé les craintes de l’USP : l’acceptation de l’initiative « Eau potable propre » ferait chuter la production végétale jusqu’à 38 %. Les pommes de terre, le colza, les fruits, les baies et les raisins seraient bien moins cultivés alors que les betteraves sucrières seraient abandonnées. Par ailleurs, afin d’arriver à produire suffisamment de fourrage pour les animaux d’élevage, jusqu’à 23'000 hectares de surface de promotion de la biodiversité devront être remises en culture. 6 scénarios sur les 18 calculés sont totalement irréalistes – ils partent du principe que les consommateurs paieraient un supplément lié au bio pour l’ensemble de la production indi-gène. L’USP a analysé cette étude et a diffusé son commentaire.

Lire la suite