Décisions décevantes de la Commission des finances

Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 20 février 2026

La Commission des finances du Conseil national veut continuer de faire passer l’agriculture à la caisse, alors que celle-ci contribue depuis des décennies à la stabilité des finances de la Confédération et que le Conseil des États en a décidé autrement. Comme nouvelle mesure pour alléger le budget fédéral, la Commission prévoit des recettes douanières supplémentaires, ce qui constitue une solution viable pour l’Union suisse des paysans. En parallèle, elle maintient nombre de mesures d’économies proposées par le Conseil fédéral : l’agriculture et l’industrie alimentaire devront contribuer à plus de 225 millions de francs au programme d’allégement budgétaire. Cette décision est inacceptable, car elle aggraverait encore davantage la situation économique déjà tendue des familles paysannes. Il convient de préciser que les concessions douanières faites dans le cadre de l’accord avec le Mercosur et les mesures d’économies prévues au détriment de l’agriculture sont tout bonnement incompatibles. 

Même si la Commission des finances du Conseil national (CdF-N) a atténué les plans d’austérité disproportionnés que prévoyait le Conseil fédéral pour l’agriculture, la situation reste insatisfaisante aux yeux de l’Union suisse des paysans (USP). Comme nouvelle mesure pour alléger le budget fédéral, la CdF-N entend optimiser les recettes douanières. Pour l’USP, il s’agit là d’une solution viable. Par contre, il est incompréhensible et injuste que la Commission veuille malgré tout maintenir les mesures d’allégement qu’a prévues le Conseil fédéral et économiser sur le dos de celles et ceux qui sont déjà économes. Voilà 25 ans que les fonds fédéraux alloués à l’agriculture n’ont pas progressé. Compte tenu du renchérissement, les contributions ont même diminué de manière constante. En parallèle, les dépenses totales de la Confédération ont augmenté de 40 milliards de francs, soit 80 %. 

Exiger plus et payer moins : un couple impossible

L’augmentation année après année des exigences pour l’obtention des paiements directs contraint les familles paysannes à en faire toujours plus pour le même montant. En outre, les salaires horaires et comparables dans l’agriculture sont si faibles que le Conseil fédéral serait légalement tenu d’améliorer les revenus.Pour l’USP, il ne fait aucun doute que les mesures d’économies prévues dans le programme d’allégement budgétaire et les concessions douanières faites dans l’accord avec le Mercosur au détriment de l’agriculture indigène sont tout bonnement incompatibles. L’USP attend du Conseil national qu’il renonce aux mesures d’économies prévues pour le secteur agricole et qu’il mise sur des recettes supplémentaires pour contribuer à l’assainissement des finances fédérales. 

Renseignements

Martin Rufer

Martin Rufer

Directeur de l'Union suisse des paysans

Téléphone 078 803 45 54
E-Mail martin.rufer@sbv-usp.ch

Loïc Bardet

Responsable du département Économie, formation & relations internationales Président sortant, AgriAliForm

Mobile: 079 718 01 88
E-Mail: loic.bardet@sbv-usp.ch 

Sur le même sujet

Prises de position Änderung der Verordnung über Fernmeldedienste

07.03.22 | Stellungnahme des Schweizer Bauernverbands über die Änderung der Verordnung über Fernmeldedienste.

Lire la suite
Prises de position Revision der Verordnung über Fernmeldedienste (Anpassung der Grundversorgungsbestimmungen)

07.03.22 | Stellungnahme des Schweizer Bauernverbands zur Revision der Verordnung über Fernmeldedienste (Anpassung der Grundversorgungsbestimmungen).

Lire la suite
Prises de position Änderung des Bundesgesetzes über die Förderung von Innovation, Zusammenarbeit und Wissensaufbau im Tourismus

07.03.22 | Stellungnahme des Schweizer Bauernverbands zur Änderung des Bundesgesetzes über die Förderung von Innovation, Zusammenarbeit und Wissensaufbau im Tourismus.

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse Décision avisée sur le génie génétique en Suisse

02.03.22 | Le Conseil national rejette l’exception au moratoire sur le génie génétique prévue par le Conseil des États pour les nouvelles techniques de sélection. Il préfère miser à juste titre sur une agriculture suisse exempte d’OGM. Parallèlement, le Conseil national charge le Conseil fédéral de présenter d’ici à 2024 des propositions pour réglementer ces techniques. L’Union suisse des paysans salue cette décision.

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse Seule l’initiative sur l’élevage intensif sera soumise au peuple

02.03.22 | Avec la décision qu’a prise aujourd’hui le Conseil des États, le contre-projet qu’opposait le Conseil fédéral à l’initiative sur l’élevage intensif n’est plus d’actualité. Seule l’initiative sera soumise au peuple cette année encore. Le Conseil fédéral et le Parlement la rejettent. L’agriculture elle-même la considère comme inutile, car le niveau de bien-être animal en Suisse est déjà très élevé et que l’offre exigée par l’initiative est déjà plus que suffisante.

Lire la suite
En direct de l'USP
En direct de l'USP En direct de l’USP n°8

01.03.22 | Pour 2022, il est nécessaire que les coûts aux producteurs de pommes de terre à chips augmentent d’au moins 5 à 10 pourcents. Cette augmentation doit a) garantir la matière première suisse et b) maintenir la disponibilité des producteurs à cultiver malgré l’inflation. Le prix du paquet de chips augmenterait d’un pourcent soit 1 à 3 centimes. En Suisse, la pomme de terre représente pour de nombreuses entreprises, un élément primordial dans leur concept de réussite. Cette augmentation des coûts doit se transférer afin qu’à l’avenir les producteurs continuent à chercher fièrement leur nom sur les paquets de chips !

Lire la suite
Communiqués de presse
Communiqués de presse L’USP exige une hausse des prix à la production

23.02.22 | À l’instar de tous les secteurs de l’économie, les familles paysannes connaissent un renchérissement des agents de production. Aussi la Chambre suisse d’agriculture exige-t-elle sans plus attendre une augmentation des prix à la production d’au moins 5 %. À partir de 2023, la production animale et la production végétale devront toucher un revenu supplémentaire de respectivement 5 % et 10 % au minimum, de sorte à amortir la hausse des coûts et les risques liés à la mise en œuvre de nouvelles exigences environnementales.

Lire la suite
En direct de l'USP
En direct de l'USP En direct de l’USP n°7

22.02.22 | Le Conseil fédéral a ouvert la consultation sur le train d’ordonnances agricoles 2022 en janvier. L’USP a étudié ce document et préparé un premier projet de prise de position. Celui-ci est dorénavant dans les mains de ses organisations membres.

Lire la suite